Ils se sont posés sur le terrain de Budaörs le mercredi midi. Le coup de fil de Claude Delluc m’annonçant la nouvelle a rendu la chose indéniable. Quand nous en avons parlé pour la premičre fois lors du rassemblement ULM d’Avoriaz, cela me semblait si peu probable.
Qu’ils descendraient en vol, une douzaine, pour participer au raid „Les Carpates”, en suivant le Danube. De la source au Delta. Quelle belle idée, mais si invraisemblable.
J’ai proposé de m’occuper d’eux en Hongrie, mais je ne pensais pas avoir ŕ le faire. Męme quand j’ai pris rendez vous pour eux avec la douane de Győr, je n’y croyais pas encore. Et ils étaient lŕ. Arrivés sur le terrain de Budaörs, en deux jours, avec des étapes de 600 km par jour derričre eux. Venus de la région de Lyon, de Paris, męme de Nantes. 11 machines étaient éparpillées sur le gazon, sous les ailes des Antonov 2 et autres Cmelak. Pendulaires, trois axes, męme un gyro. Quand les employés du hangar m’ont vu arriver, ils ont compris avec résignation leur malheur. Il va falloir mettre tous ces tas de feraille dans le hangar? Me lançait le chef des manut avec un semblant de colčre. Mais oui, bien sűr, et avec plaisir en plus, je lui répondis, faisant allusion au prix que la direction nous a demandé: 12 euros par nuit et par machine, plus 4 euros de taxe par décollage, prix hors taxes bien sur.